Malgré les obligations annoncées en matière d’isolation et de performance énergétique, le marché de l’existant ne les intègre toujours pas correctement dans les prix.
Il ne s’agit ni d’une tendance, ni d’un choix : c’est une obligation légale, déjà en vigueur ou imminente selon les Régions.
Récapitulatif des obligations énergétiques par Région
| Région | Échéances & obligations principales |
| Flandre | Dès 2023 : obligation de rénovation pour tout acheteur. Objectif minimum label D dans un délai de 5 à 6 ans pour les biens E et F. Objectif de label A généralisé abandonné. |
| Bruxelles | Dès 2023 : rénovations lourdes ≤ 150 kWh/m²/an.2031 : PEB valide obligatoire pour tous les logements.2033 : suppression des passoires F et G (amendes prévues).2045 : objectif label C ou 100 kWh/m²/an. |
| Wallonie | 1er juillet 2026 : obligation d’atteindre label D dans les 5 ans lors d’un changement de propriétaire. Objectifs progressifs vers le label A.2041 : objectif label A.2050 : standard performant généralisé. |
La localisation ne suffira plus à justifier un prix
Les biens n’ayant pas subi de rénovation depuis 30 ans ou plus ne pourront plus soutenir leur valeur uniquement grâce à des atouts de localisation ou une belle vue, certes cela rentrera en ligne de compte mais les hausses combinées des crédits, de la main-d’œuvre et des matériaux, obligent désormais les acquéreurs à réintégrer ces coûts dans leur capacité d’achat réelle.
Une réalité de marché incontournable
La régulation du marché immobilier ne sera pas une contrainte : elle sera une nécessité économique, énergétique et sociale
Nous visitons encore trop de biens où les propriétaires restent peu conscients de la réalité des prix, des contraintes réglementaires et des investissements à venir.
Il existe une réalité de marché dont il faudra tenir compte aujourd’hui et dans les années à venir.
Enfin, une vague de rénovations massives dans les 10 à 15 prochaines années entraînera inévitablement :
- une pénurie de matériaux,
- un manque de main-d’œuvre qualifiée,
- des tensions sur le financement.
Mieux vaut une correction réaliste aujourd’hui qu’une correction brutale et subie demain.
